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Les Rues de LOFFRE

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Le cadastre en 1820

cadastre Loffre 1820

Marcel Guilbaut de Lambersart a pris réalisé la photo ci-dessous photo vers 1960  

carte postale


La rue des Moines

rue des moines Loffre 1938

La rue des Moines en  1938

C’est en 1512 que la rue des Moines apparaît  pour la première fois dans les archives. Venant de l’abbaye d’Anchin, elle s’arrêtait au niveau de la rue du Petit-Marais, face à une zone inculte, regorgeant d’eau et inhabitée.

En 1784 commencent les travaux d’assèchement du marais de LOFFRE, puis le prolongement de la rue des Moines qui est appelé rue du Grand Marais.

Il fallut presque cent ans pour aménager cette rue. Le coût du pavage, entièrement à la charge de la commune, nécessita une augmentation importante de l’impôt. De plus, chaque année, trois journées de prestation non payées par habitant étaient obligatoires.

Elle est appelée par les habitants de LOFFRE « la  grand’route », parce qu’elle était la plus fréquentée, celle utilisée par les voyageurs pour se rendre à DOUAIou à PECQUENCOURT.    


rue des moines Loffre

La rue des Moines en 2006

rue des moines vue du clocher

Rue des moines vue du clocher

rue des moines
Rond- point à l'entrée de la rue des moines 2010

La rue Saint Jean

rue st jean Loffre 1930

Rue Saint Jean en 1930

Avant son pavage, elle était appelée couramment « rue de la flaque » ou «  grande rue », puis elle est devenue « la rue Saint Jean ».

C’était une rue aux pavés disjoints, arrondis et usés par les énormes roues cerclées des chariots de culture.

La rue Saint Jean était un passage obligé pour beaucoup de cultivateurs allant aux champs.

De chaque côté, en contrebas, des fossés fertiles procuraient aux éleveurs l’herbe pour nourrir leurs bêtes. Parfois une brebis était mise au pieu.

Les fossés, balisés à certains endroits par des vieux saules aux troncs creux, écoulaient leur eau pratiquement toute l’année. Epinoches, têtards et grenouilles cohabitaient pacifiquement.
Entre l’herbe et les pavés, une « voyette » étroite était tracée par le piétinement des passants.

Le buste de Saint Jean, buriné par le temps, se niche encore dans le mur d’une vieille ferme. Malgré son grand âge il n’a rien perdu de ses vertus, il veille depuis très longtemps à la quiétude des environs

rue st jean loffre 1947

Rue Saint Jean en 1947

rue st jean Loffre

La rue Saint-Jean en 2006

La Petite Rue

Pour la première fois en 1738 la Petite Rue apparaît dans les archives de la commune.

Elle  était soumise à rude épreuve par le passage des lourds attelages, creusant de profondes ornières.

Par manque d’argent, elle fut longtemps négligée par la commune qui en avait la charge et chacun s’accommodait de cette situation.

A l’initiative des riverains, elle était régulièrement recouverte d’une cendrée et par endroit , empierrée. Malgré cela, l’écoulement était inexistant et le malheureux piéton était souvent obligé dans son parcours, de contourner les flaques d’eau ou d’ enjamber les ornières.

La Petite Rue recevra enfin son premier pavage en 1884, bien après ses grandes sœurs.


petite rue Loffre1950

La petite rue en 1950


petite rue Loffre 1960

La petite rue en 2006

La rue du Petit Marais

rue du petit marais

La  rue du marais en 2006

Avant l’assèchement du marais de LOFFRE, un chemin de terre suivait de près le bord. Il permettait aux agriculteurs allant aux champs, de relier facilement la rue des Moines à la rue Saint Jean.

Sans surprise, cette voie est appelée rue du Petit Marais. Cela explique les courbures étonnantes actuelles de la rue, qui sont les mêmes que celles du marais.

Jusqu’en 1960 il n’y avait aucune construction, seulement quelques saules plantés en bordure des fossés,  qui agrémentaient le paysage. L’abreuvoir, imposant et rustique, était la pièce maîtresse de la rue.

La rue du petit crédit


rue petit credit loffre

La rue du petit crédit autrefois

Une telle rue aurait pu inspirer des poètes : quand on sait qu’autrefois l’activité intense des anciennes sablières, se mêlait à celle des agriculteurs. Cette rue était également appelée « rue de LALLAING ». Un cabaret avait pignon sur rue au Petit Crédit et faisait ses affaires.

Vers 1860, la modernité amena le chemin de fer et au passage à niveau, petit à petit le paysage s’est transformé, l’activité est disparue, les promeneurs aussi.

Maintenant, cette rue est beaucoup utilisée par les automobilistes qui viennent d’ailleurs. Ils trouvent là un raccourci appréciable pour se rendre à SIN le NOBLE.


rue du petit credit Loffre

La rue du petit crédit en 2006

La rue de Lewarde

rue de lewarde avant1950 Loffre

La rue de Lewarde avant 1950

La rue de Lewarde, autrefois chemin vicinal, donnait accès à quelques carrières de sable et assurait les relations du centre de la commune avec le village de LEWARDE.

Cette route était également appelée « Le bas chemin » vraisemblablement pour la situer en contre bas du lieu dit La Croisette .

Elle a gardé son caractère ancien avec ses pavés d’origine, mais aussi avec le charme de ses courbures où se sont conservés quelques jolis paysages champêtres.

Beaucoup  de marcheurs et de cyclistes du dimanche découvrent avec surprise et ravissement ses allures de chemin creux et tortueux. Quant aux peintres, ils pourraient  y venir croquer quelques paysages d’un LOFFRE surprenant, d’un rare coin de chez nous qui n’a pas changé depuis le début du siècle dernier.

La rue des Sablières

rue des sabliere Loffre 1936

La rue des sablières en 1936

En forte pente, elle conduit rapidement vers le mont Quennelez puis dans la grande zone sablonneuse à l’est du village, où se développèrent de nombreuses carrières durant les siècles précédents. Elle était autrefois accolée à la Place Publique, avant la construction de l’église et du cimetière.

La rue s ‘est appelée successivement « rue de la place », « rue de l’égalité » puis rue de l’église ». Elle n’a jamais été pavée. Son revêtement, damé par le passage des chevaux de trait, était une cendrée consolidée par quelques dépôts caillouteux.

rue sablieres Loffre

La rue des sablières vers 1950

Mais les temps ont changé, la caillasse a laissé la place à l’asphalte, les maisons se sont embellies, l’automobile a fait son apparition.

La rue d’hier s’est urbanisée.

 rue des sablieres Loffre

La rue des sablières en 2006

Allée des frênes

allee des frenes Loffre

Ce chemin crée par les minotiers, reliait la place Mahonce au  moulin BRABANT, installé depuis le XIIe siècle en haut de la crête du lieu-dit : les Dormoires.

Cet accès fut d’abord appelé simplement "chemin du Moulin ", "rue des Sablières" puis "chemin des Dormoires".

Le moulin est disparu depuis longtemps, mais le chemin est resté. Il a changé de fonction, et s’est anobli pour prendre le nom de l’Allée des Frênes. Il laisse le passage aux promeneurs et aux quelques familles qui se sont implantées dans un cadre de verdure exceptionnel.

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