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Les sablières de LOFFRE

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Zone d'implantation des sablières

plan sabkieres Loffre

Historique

Les carrières de grès et les sablières ouvertes sur le territoire de LOFFRE existent depuis longtemps, sans que l'on connaisse précisément la période de démarrage du grand essor industriel et commercial. Les exploitations aujourd'hui arrêtées, furent durant le 18e et le 19e siècle une activité très rentable. 

En 1765, un état des carrières de grès révèle que dans la communauté de LEWARDE et LOFFRE, il y a 8 carrières en cours d'exploitation, dont le propriétaire unique est le Seigneur des lieux. Le grès de la région est de couleur gris cendré, au grain plus ou moins fin selon le lieu d'extraction. Le plus dur est réservé au pavage des routes et le plus fin orienté vers la construction des bâtiments, mais le produit essentiel est le pavé de grès.Une partie de la production est réservée à l'exportation, principalement pour les PAYS-BAS.  La prise en charge des pavés se fait au départ de la carrière par les rouliers qui acheminent leurs chargements aux rivagers à LALLAING, WAZIERS, DOUAI ou COURCHELETTES, chargés d'organiser les transports par voies d'eau.

Dans le milieu du 18e siècle les carrières tournent à fond, les propriétaires s'enrichissent, les prix flambent, les extractions sauvages se développent sans se soucier des règles élémentaires de sécurité.  Les carrières de sable se sont développées après celles des grès. Les premières traces marquant la présence des sablières se situent à la fin du 18e siècle, elles sont alors appelées des « sablonnières ». 

Elles ne sont pas encore des exploitations organisées, les terrains sont en friche et chacun va chercher le sable dont il a besoin.  Par la suite, un ouvrier par sablière assure la garde et la distribution pour le compte du propriétaire du terrain. La zone sablonneuse couvre le nord -est du territoire de LOFFRE. Elle est sensiblement la même que celle ou se sont développées les carrières de grès. Le bord de cette zone s'arrête un peu au-delà de la limite nord du village de LOFFRE, sur le territoire de Montigny, au niveau du Petit-Crédit et du Mont de Douai.

Les moyens mécaniques sont limités, la pioche, la pelle et la brouette sont les seuls outils des carriers. L'accès des chariots et chevaux ne se fait qu'aux abords de la carrière sur un chemin carrossable pour éviter le danger d'enlisement. Plus tard, une organisation se met en place et l'on voit apparaître un chemin de fer à voie étroite, où circulent des wagonnets tirés par des chevaux et dont la fonction est de collecter le sable de plusieurs carrières vers un lieu de stockage unique en vue du transport par la route.
Tous les souvenirs concernant ce petit train qui serpentait dans le paysage, sont maintenant disparus. Il existe encore aujourd'hui au Petit-Crédit un vestige de ce chemin de fer, c'est le pont en briques à la voûte imposante qui enjambe l'entrée de l'ancienne sablière de MONTIGNY, sur lequel étaient fixés rails et traverses. Petit à petit, les sites deviennent très convoités et les propriétaires profitant d'une faible réglementation, développent un commerce juteux auprès des verreries, des fonderies,  des entreprises de construction et de pavage des routes.

Jusqu'en 1873, le propriétaire d'un terrain peut commercialiser sans autorisation le sable qu'il désire extraire. Il n'est soumis à aucun contrôle ni aucune réglementation au niveau de la sécurité des hommes et du matériel, les salaires sont dérisoires, les protections sociales inexistantes. 

Le décret du 20 décembre 1873, sous la Présidence de MAC-MAHON, veut mettre fin à cette situation en établissant un règlement strict et précis en matière de sécurité. Les maires des communes ont désormais l'obligation de recenser les sablières existantes et d'obliger les nouveaux exploitants a effectuer une demande avant l'ouverture d'une nouvelle carrière. Dans la grande sablière du Dormoire, située dans le prolongement de l'allée des Frênes, apparaissent les premières pelles mécaniques, puis une voie de chemin de fer est construite faisant la liaison avec la gare de MONTIGNY pour les envois en masse.

Le touriste qui sillonne les chemins de campagne à LOFFRE, peut encore retrouver aujourd'hui les emplacements des anciennes sablières par le niveau du sol nettement en contrebas de la route.

sabliere dormoire Loffre 1908

Exploitation de la sablière du Dormoire en août 1908


sabliere Loffre 1908
La grande sablière du Dormoire à Loffre, en 1908

sabliereLoffre 1908


sablière Loffre 2002
La grande sablière du Dormoire à Loffre, en 2002


sabliere la capette Loffre
Sablière actuellement en exploitation au chemin de la Croisette au lieu-dit "La Capette"

Propriétaires des sablières exploitées sur le territoire de LOFFRE

Propriétaires exploitants de sablières avant 1827

Ouvertures de carrières en 1876

Ouvertures de carrières en 1880

Ouvertures de carrières en 1890

Ouvertures de carrières en 1894

Ouvertures de carrières en 1899

Ouvertures de carrières en 1913

Carrière en activité en 2007

La dernière sablière de LOFFRE est en activité au lieu-dit la Capette. L’ouverture de la carrière a été faite par les Etablissements Bonnet en juin 1987, elle est exploitée actuellement par la Société S.T.B.

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